samedi 14 mars 2009

jeudi 12 mars 2009

Martine, Porte de Bagnolet


A cet endroit, Martine a fait une grande partie de ses photos à l'aube ; cela lui donne une beauté magique qu'il n'a pas en plein jour : lumières multicolores des néons et des réverbères, miroirs mystérieux des façades, ciel à vous fendre l'âme. Nous nous sommes retrouvées à sept heures du matin à l'entrée de Bagnolet. Quand elle m'a dit qu'il ferait plein jour à huit heures, nous sommes redescendues très vite vers le métro Gallieni pour retrouver un peu de cette magie.
Julia Cordonnier

Pour voir l'album de Martine cliquez sur le lien ci-dessous : 
http://diversescites.blogspot.com/2008/11/banolet-vue-par-martine.html

jeudi 6 novembre 2008

Bagnolet vue par Martine

Martine, Paris 11ème

La banlieue nord pour moi ce sont les théâtres : Saint Denis, Bobigny, Pantin, Bagnolet, Montreuil. Mon préféré : La Commune à Aubervilliers : le bus vous attend à la sortie du métro, ça évoque les sorties de collégiens, les voyages.
Je ne vais jamais en banlieue la journée alors pour essayer d’avoir une vision différente, une vision tout court, je me lève tôt lors de mes ballades.

« Echangeur de Bagnolet »: je m’attendais à trouver un fourmillement de gens, une multitude de croisements, le brouhaha de moteurs, les klaxons… Tout est calme et je ne vois presque personne.
Je remonte vers le centre. Rue des Camélias : deux tours cylindriques se détachent dans le ciel, une maison blanche ressort de la nuit et un grand père se balade sur sa façade, mon premier Bagnoletais ! Je prends mon temps, je voudrais voir sur cette photo l’émotion que j’ai eue à la seconde où je suis arrivée. A la fin de cette première séance je vais saluer le patient grand père qui, après m’avoir fait la bise, tente de m’embrasser sur la bouche, décidemment tout le monde recherche l’émotion matinale !

Le jour se lève vite, je croise une jeune femme pimpante qui ne risque rien sous son lampadaire : caressée par la nuit elle attend le jour…

Je reviens vers le métro Gallieni.
Cet endroit est incroyable, tout en hauteurs, courbes et perspectives. Je regarde le jour se lever à Bagnolet. Bien que cette image soit définitivement urbaine elle reflète la douceur et le calme de cet endroit à cette heure matinale.
Lorsque je reviens le lendemain matin je décide de m’attaquer aux Mercuriales.
La mission que Julia m’avait donnée était simple : Tenter d’y monter le plus haut possible pour avoir une vue panoramique de Paris et sa Banlieue Nord, mais après avoir tourné pendant une heure, je n’ai jamais accédé à l’entrée.

J’apprends que la ville de Bagnolet comprend 6 quartiers. Il me faudrait beaucoup plus de temps pour les différencier mais déjà à deux rues d’écarts j’ai l’impression d’avoir parcouru des kilomètres.
Plus tard je découvre un troisième quartier, plus résidentiel, plus coquet !

De retour vers le centre, près de la mairie, je prends quelques photos d’un coin de rue taguée, un Bagnoletais curieux et inquiet m’interpelle, il croit que je travaille pour la mairie et pense qu’on veut « rafraichir » cette façade, une fois rassuré il m’escorte dans le quartier pour me montrer ses tags préférés.

Retour vers le métro et plongée dans la gare routière, souterraine, presque invisible. C’est une sorte de no man’s land. Les gens qui sont là ne semblent pas réellement attendre. A l’heure où les bus et les métros sont pleins, ce lieu est calme, hors du temps, de la ville. La cafeteria est une suite de machines, pas de comptoir, quelques tables rondes et hautes, le carrelage blanc, je ressors vite à l’air libre.

L’ancien et le moderne se côtoient en permanence dans cette ville. Je regarde un bâtiment ancien et il jaillit du toit le haut d’un immeuble de verre scintillant au soleil, je me balade dans un parc et deux tours cylindriques surgissent d’un marronnier. Je regarde la médiathèque, de face, je vois un immeuble froid et moderne et lorsque je la contourne j’ai une heureuse surprise.
Je ne quitterai pas cette ville sans évoquer la fierté de la rentrée : Les Frères Guenot, Steeve et Christophe médaillés à Pékin cet été! Une affiche immense flotte sur la façade de la mairie et on les retrouve sur quelques vitrines du centre ville.

Je ne me sens pas vraiment dépaysée. Je vis dans l’Est Parisien et les contrastes sont tout aussi forts. Bagnolet semble assez protégé, privilégié, beaucoup de gens continuent d’ailleurs à l’appeler « Le Village Bagnolet ».
Cette dernière photo illustre assez bien la sensation qu’il m’en reste: une banlieue à taille humaine !
Pour découvrir ma galerie-photo, cliquez sur le lien ci-dessous:
http://picasaweb.google.com/backstreetprod/BagnoletVueParMartine

Martine Coste

mardi 4 novembre 2008

Montreuil vue par Nambona

Nambona, Paris 19ème

J’habite Rue Petit dans le XIXème arrondissement, après avoir vécu Quai de la Marne. Depuis six ans que je suis à Paris, j’ai vu mon quartier changer de paysage et de population, devenir plus propre et beaucoup plus bourgeois.
Habiter près des Buttes-Chaumont et du canal de l’Ourcq, c’est déjà une bouffée d’air dans Paris, mais cela ne me suffit pas : il faut que je m’échappe en banlieue de temps à autre pour me balader.
Je connaissais peu Montreuil, j’y allais toujours pour des choses bien précises : faire des courses, voir des amis, surtout lorsque j’habitais à Saint-Mandé. J’ai aussi voulu y vivre à un moment donné mais comme je ne connaissais pas cette ville, j’ai renoncé assez vite. L'exercice photographique n'a pas été simple pour quelqu'un qui n'a pas pris l'habitude de se servir de son appareil, même en vacances. Mais après quelques jours, je l'avais naturellement en main et je ne pensais plus qu'à ce qui m'entourait. 

Ma ballade a donc commencé le 16 septembre à Croix de Chavaux, dans la petite rue Gallieni, ensoleillée et aérée. C’est ce que j’aime en banlieue, l’espace, l’air et la verdure. Un cirque faisait sa promo dans la rue... Le cirque me fait tout de suite penser au 93, à Saint-Denis avec l’Académie Fratellini... L’épicentre de ma promenade photo devait être la Rue de Paris, commerçante, vivante et populaire. Je n’ai pu m’empêcher de m’en éloigner car je voulais voir un autre Montreuil, celui qui ressemble moins à d’autres rues du nord-est parisien (la Rue du Faubourg du Temple, le Boulevard de la Chapelle vers Barbès)… je ne peux pas m’empêcher de comparer à Paris !
J’ai continué de la Croix de Chavaux vers la Rue Bobillot avec La boîte d’accordéon et la Rue Girard et ses immeubles de 2 ou 3 étages. Pendant la semaine, j’ai fait des allers-retours Rue de Paris et autour pour capturer cette ambiance montreuilloise, changeante d’une rue à l’autre. 

Ce que j’aime à Montreuil, c’est ce lien que l’on garde entre le passé et l’avenir : des friches industrielles situées en plein centre au Nouveau Théâtre de Montreuil, du conservatoire aux puces de la Porte de Montreuil, des murs à pêches à la brasserie Boudouche. Avant, pour moi, Montreuil, c’était un autre arrondissement parisien. Au travers de quelques rencontres, j’ai découvert cet aspect francilien de Montreuil : ce n’est pas un prolongement de Paris, c’est une ville à part entière où on travaille, on vit, on s’amuse, on fait du sport, on se cultive. Maintenant, je sais que j'irai plus souvent à Montreuil !

Pour voir ma galerie photo cliquer :
Album Nambona


Nambona Yanguere

mardi 28 octobre 2008

Pantin vue par Florence

Florence, Paris 1er

Je connais très bien la banlieue nord de Paris car j'ai vécu toute mon enfance à Tremblay-en-France. J’ai été scolarisée au lycée de Villepinte et j'ai également vécu pendant deux ans dans la caserne du fort de la Briche de Saint Denis ! Je me sens pourtant parisienne dans l'âme. Je suis vraiment amoureuse de Paris, je m’y sens chez moi et j'ai beau arpenter ses rues de long en large, je la découvre toujours. Et puis Paris, c’est l’Art, l’Histoire, la Fête, c’est vraiment une aventure sans fin.

A l’idée d’aller découvrir Pantin que je ne connaissais pas, plusieurs sentiments se bousculaient en moi, entre appréhension et curiosité. C'était comme un départ en voyage dans un pays inconnu dont on n’a pas choisi soi-même la destination...

Je suis donc arrivée en RER à la gare de Pantin et je suis descendue vers le canal, guidée par les fumées qui s'échappaient de la blanchisserie Elis, rue du Général Compans. Là, je suis tombée sur les blanchisseuses qui prenaient leur pause, assises sur le bord du trottoir. Je leur ai demandé si je pouvais les prendre en photo. Elles étaient contentes bien qu’un peu surprises de ma demande et voulaient d’abord se recoiffer...

Arrivée au bord du canal, j’ai découvert les moulins de Pantin qui sont en pleine réhabilitation, avec une kyrielle d’ouvriers en casques, de grues, de camions, tout un monde ouvrier que j’ai adoré photographier…

Après j’ai continué à marcher le long du canal jusqu’à la mairie. Et puis j’ai quitté le bord du canal pour m’enfoncer un peu dans la ville jusqu’à son marché et sa vieille église…
Ce « voyage » à Pantin m'a permis de rencontrer un viking dans son bar, des ouvriers souriants sous leurs casques, des blanchisseuses coquettes… Je suis allée avec plaisir à la rencontre des uns et des autres et je suis heureuse d’avoir pu mettre en images ce Pantin d’aujourd’hui : une partie de la ville est en plein chantier et je suis sûre que dans quelques mois, son visage aura encore changé.
J'ai vécu une très belle expérience, une leçon de vie en quelque sorte. Avec l'appareil photo, j'avais une bonne excuse pour aller vers les gens, échanger quelques mots ou un sourire. On découvre aussi la ville d'un autre oeil, je dirais même qu'on la regarde enfin.

Pour découvrir ma galerie-photo, cliquez sur le lien ci-dessous:
http://picasaweb.google.com/backstreetprod/PantinVueParFlorence

Florence Vahl